Pays :

test Patek Philippe Nautilus 5712G

La note de la rédaction
79.5 / 100
Si vous trouvez les Nautilus à deux aiguilles et boîtier acier trop « sages », voici l'Essai d'une configuration beaucoup plus audacieuse : la Patek Philippe 5712G or blanc 18 carats à phases de lune.
L'essentiel

Patek Philippe Nautilus 5712G

Réf.: 5712G
28,600.00 € Prix public conseillé en France au 15 novembre 2010
Les +
  • un design unique
  • la beauté du mouvement et son micro-rotor en or
  • des finitions de très haut niveau
Les -
  • une lisibilité perfectible
  • le confort au porté qui dépendra de la taille de votre poignet
Marque Patek Philippe
Modèle
Nautilus 5712G
Référence constructeur
5712G
Boîtier (matière)
Or blanc 18 carats
Diamètre boîtier (hors couronne)
40 mm
Diamètre boîtier (avec couronne)
43,91 mm
Mouvement
Automatique
Calibre
Patek 240 PS IRM C LU
Base calibre
Manufacture
Fonctions
Date
Heure
Indicateur de réserve de marche
Minute
Phases de lune
Seconde
Verre
Saphir antireflets double face
Capacité de la réserve de marche
48h
Fond transparent
Oui
Entre-cornes
25,32 mm
Longueur corne à corne
44,20 mm
Hauteur boîtier
8,79 mm
Etanchéité
60 m
Bracelet (matière)
Alligator
Boucle (type)
Boucle déployante
Boucle (matière)
Or blanc 18 carats
Poids total
140 grammes
Prix public conseillé en France au 15 novembre 2010
28,600.00 €
Confort / Agrément (/15) 12
Mouvement (/20) 15.5
Optimisation / Décoration du mouvement (/5) 5
Agrément de manipulation et de réglage (/5) 4
Contrôle du mouvement par la Manufacture / distinctions diverses (/3) 3
Capacité de la réserve de marche (/2) 1
Complications (/5) 2.5
Finitions (/20) 20
Finitions cadran (/6) 6
Finitions boîtier (/6) 6
Qualité du travail de déco° / gravure du fond de boîte (/2) 2
Qualité du verre (/4) 4
Finitions de la boucle (interne et externe) (/2) 2
Fonctionnalité (/20) 14
Lisibilité diurne (/5) 5
Lisibilité nocturne (/4) 3.5
Etanchéité (/3) 0.5
Facilité de réglage et de changement du bracelet (/4) 1
Sécurité / solidité de la boucle (/4) 4
Bonus (/10) 5
Série limitée (/3) 0
Montre fournie avec plusieurs bracelets (/2) 0
Qualité de la boîte et de la sur-boîte (/1) 1
Portabilité avec manches de chemise fermées (/2) 2
Présence de "goodies" (/1) 1
Intelligibilité du booklet (/1) 1
Rapport qualité / prix (/15) 13
Pour quelles occasions ? Quand la porter ? Pour un Conseil d'administration... ou une balade romantique un soir de pleine lune !
L'avis des internautes
82%
aiment cette montre
Donnez votre avis sur cette montre

La griffe du « maître »

On reconnaît immédiatement dans la Nautilus « le coup de crayon » du grand Gerald Genta, designer d’un grand nombre de montres mythiques des années 70 qui sont toujours au catalogue 40 ans plus tard.

Comme beaucoup de ses créations, la Nautilus est d’abord née avec seulement deux aiguilles pour un maximum de sobriété.
Les complications n’ont été introduites qu’en 2005 avec la référence 3712 acier.
Arrêtée en 2006, celle-ci atteint aujourd’hui une cote astronomique sur le marché de l’occasion.

La 3712 a depuis été remplacée par la référence 5712, disponible en acier, or blanc ou or rose.

Le désordre apparent du cadran de cette Nautilus lui donne un charme sans équivalent et une identité très forte.

Une forte personnalité

Reconnaissable entre toutes, la forme originale du boîtier de la Nautilus n’est pas uniquement décorative : les « oreilles » latérales servent à fixer la lunette comme sur un hublot de bateau.

Et ce qui peut à première vue ressembler à un boîtier au design particulier, très (trop ?) marqué seventies, se révèle, à bien y regarder, d’une très grande élégance au poignet.
Le travail du métal de la boîte, alternant finitions satinées et miroir, est de très haut vol.

Le calibre 240 mérite lui aussi le détour.
Sa finition est d’une grande finesse, avec notamment des anglages faits main.
Mais c’est surtout son micro-rotor, en or 22 carats, qui enchantera les puristes et les esthètes.

Il s’agit en effet du compromis idéal entre la beauté d’un mouvement à remontage manuel et le côté pratique d’un mouvement automatique : la montre se remonte « toute seule » mais la vue sur le mouvement n’en est pas pour autant obstruée par une masse oscillante envahissante.

Un cadran unique

Autre élément caractéristique de cette Patek Philippe : son cadran a priori « désordonné ».

A première vue en effet, ce cadran peut sembler cacophonique faute d’équilibre dans l’affichage des différentes informations délivrées.
Réserve de marche entre 10 et 11h, indication de la date et des phases de lune entre 6 et 8h, débordant même au-delà de 6h et poussant du coude le compteur des secondes, situé entre 3 et 5h…

Le calibre 240 mérite lui aussi le détour. Mais c'est surtout son micro-rotor, en or 22 carats, qui enchantera les puristes et les esthètes.

C’est en fait un des atouts majeurs de cette
montre : ce « désordre » apparent lui donne un charme sans équivalent et une identité très forte.

Enfin une Patek Philippe qui n’est pas trop marquée par le rigorisme et l’austérité genevoise penseront certains !

Et la finition est là encore exceptionnelle : le guillochage horizontal anthracite est complété par un traitement « satiné soleil » qui permet des jeux de lumière étonnants.

On pourrait passer des heures à en admirer les reflets…

Conclusion

Cette Nautilus est vraiment à part dans la gamme Patek Philippe : elle réussit à ajouter à l’excellence de la fabrication maison le zest de fantaisie et de poésie qui peut parfois manquer aux autres productions de la marque.
C’est une montre automatique d’esthète : la porter procure un plaisir rare pour lequel on sera prêt à faire quelques compromis sur la fonctionnalité pure…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *