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test Omega Speedmaster Spacemaster Z-33

Présentée à Bâle 2012, Omega propose depuis septembre la Spacemaster Z-33, un modèle destiné aux pilotes professionnels et privés mais aussi aux passionnés d’aéronautique et de conquête de l’espace.
L'essentiel

Omega Speedmaster Spacemaster Z-33

Réf.: 325.92.43.79.01.001
4,300.00 € Prix public conseillé en France au 24 septembre 2012
Marque Omega
Modèle
Speedmaster Spacemaster Z-33
Référence constructeur
325.92.43.79.01.001
Boîtier (matière)
Titane
Diamètre boîtier (hors couronne)
L43 mm x H53 mm
Diamètre boîtier (avec couronne)
L47,82 mm x H53 mm
Mouvement
Quartz
Calibre
Calibre Omega 5666
Fonctions
2ème fuseau horaire
Chronographe
Compte à rebours
Heure
Heure UTC
Minute
Réveil
Seconde
Temps de vol
Verre
Saphir antireflets double face
Capacité de la réserve de marche
2 ans
Fond transparent
Non
Entre-cornes
20,96 mm
Longueur corne à corne
53 mm
Hauteur boîtier
20,05 mm
Etanchéité
30 m
Bracelet (matière)
Caoutchouc
Boucle (type)
Boucle déployante
Boucle (matière)
Titane Grade 5
Poids total
127 grammes
Prix public conseillé en France au 24 septembre 2012
4,300.00 €
L'avis des internautes
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Un modèle inspiré des Flightmaster et Speedmaster X-33

Les collectionneurs de montres vintage seront saisis par la parenté évidente de la Spacemaster Z-33 avec la collection Flightmaster.
Elle en est en effet la digne héritière par la forme de son boîtier et celle de son cadran, typiques des années 70.

Présentée à Bâle 2012, Omega propose depuis septembre la Spacemaster Z-33, un modèle destiné aux pilotes professionnels et privés.

L’affichage dual (analogique et numérique) des informations sur son cadran nous rappelle également le modèle Speedmaster X-33.

La Spacemaster Z-33 reprend d’ailleurs de nombreuses fonctionnalités de calculs offertes par son mouvement à quartz – le calibre 5666.

Pour mémoire, la Speedmaster X-33 a été commercialisée en 1998, après une homologation par la NASA et l’Agence Spatiale Russe pour équiper leurs pilotes.
La version grand public du modèle s’arrêtera en 2006.

Un chronographe d’aviateur au look technique

On ne peut que féliciter Omega pour l’affirmation du caractère montre de pilote dont la Spacemaster Z-33 bénéficie. Elle est d’ailleurs en tout point fidèle aux codes de son aînée de quarante ans, la Flightmaster.

Son boîtier brossé, poli et sablé est réalisé en titane grade 5 – nom de code Ti 6Al-4V.
Il s’agit plus précisément d’un mélange composé majoritairement de Titane, d’Aluminium (6%) et de Vanadium (4%).

L’exécution est parfaite et confère à ce chronographe un look très technique.

Son boîtier brossé, poli et sablé est réalisé en titane grade 5 – nom de code Ti 6Al-4V.

Ce traitement permet d’autre part à la montre de bénéficier d’une résistance exceptionnelle à la corrosion. Le titane grade 5 est en effet notamment utilisé en aéronautique pour la fabrication des turbines d’avion.

Le choix de ce matériau apporte enfin un confort de porter très appréciable pour un poids total finalement raisonnable (127 grammes).

Côté face, le fond de boîte est plein et arbore le fameux hippocampe autour duquel s’enroule la signature Speedmaster.

La finition est là encore de belle facture même si certains en regretteront peut-être la trop grande simplicité.

Pour finir ce tour d’horizon esthétique, signalons que la Z-33 est équipée d’un bracelet en caoutchouc noir très confortable muni d’une boucle déployante – une version cuir est également disponible.

L’Omega Spacemaster Z-33 est ainsi une montre équilibrée à l’esthétique réussie.
Son look marqué aux allures de sportive néo vintage permet de passer outre son épaisseur de boîtier conséquente (2 cm).

 

Un confort appréciable de lisibilité des informations

Son cadran dispose d’un affichage dual analogique et numérique sur fond noir qui accentue le caractère professionnel de la montre et apporte un grand confort de lisibilité.

Une première lecture analogique est apportée par une lunette interne graduée sur une échelle de 60 minutes non amovible – contrairement à la version initiale de la Flightmaster.

Sous la lumière ambiante d’un cockpit ou en plein jour, la technologie LCD (Liquid Crystal Display) permet d’accéder à un véritable petit ordinateur de bord.

Des aiguilles squelette blanches traitées au Super-LumiNova indiquent l’heure locale et peuvent être déplacées par simple pression du poussoir (à 8 heures) afin de faciliter la lecture des données numériques – les aiguilles se placent ainsi à 3 heures 45 pendant 7 secondes puis reprennent leur position initiale.
Une fonctionnalité ludique bien pratique.

A noter l’absence sur le cadran d’un tachymètre dont les montres de pilote sont traditionnellement pourvues afin de valider une vitesse sol du déplacement d’un objet en mouvement.
Il est vrai que le modèle Flightmaster se distinguait déjà par l’absence de cette information.

Les données numériques s’affichent en rouge sur le cadran et apportent un confort appréciable de lisibilité des informations.
Sous la lumière ambiante d’un cockpit ou en plein jour, la technologie LCD (Liquid Crystal Display) permet d’accéder à un véritable petit ordinateur de bord.

 

Un ordinateur de bord à la prise en main intuitive

La prise en main de la plupart des fonctionnalités de cette Omega apportées par son mouvement à quartz, le calibre 5666 thermo-compensé, est très intuitive.

Ainsi, une simple pression sur la couronne de remontoir à 3h donne accès respectivement :

à l’heure locale (calée sur l’heure analogique *) ;
à un second fuseau horaire souvent réglé sur la destination finale ; à l’heure Zoulou ou UTC ;
à la fonction réveil au son strident qui rappelle les alarmes installées sur les avions de ligne ;
au calendrier perpétuel ; au semainier ;
au chronographe et enfin au compte-à-rebours.

Même si les fonctionnalités offertes par la Spacemaster Z-33 sont impressionnantes, on regrettera malgré tout une étanchéité un peu trop faible pour une montre aussi technique et sportive.

De même, on aurait pu s’attendre à la présence d’un altimètre, d’un baromètre et d’une boussole – trois fonctionnalités essentielles pour un pilote – que l’on retrouve néanmoins en général sur les tableaux de bord.

 

Enregistrement du Temps de vol et de Bloc à bloc : deux fonctionnalités novatrices

Le pilote professionnel comme privé sera séduit à l’occasion d’une navigation aérienne par les deux nouvelles fonctions d’enregistrement de données offertes par l’Omega Spacemaster Z-33.

La première fonction appelée de bloc à bloc (affichage b-b) permet d’enregistrer les quatre temps intermédiaires : mise en route des moteurs au parking (BO-OFF), décollage (BO-TOF pour take off), atterrissage (BO-LAN pour landing) et arrêt des moteurs (BO-ON) une fois l’avion arrivé au parking de sa destination finale.

Ainsi, la durée totale d’utilisation de l’avion, moteur tournant (BO-OFF à BO-ON), pourra être comparée aisément avec celle indiquée par le compteur du tableau de bord et reportée par le pilote sur son carnet de vols.

Le pilote professionnel comme privé sera séduit à l’occasion d’une navigation aérienne par les deux nouvelles fonctions d’enregistrement de données offertes par la Spacemaster Z-33.

Mode d’emploi

Avant la mise en marche des moteurs de l’avion, on affiche la fonction BO-OFF sur le cadran. Pour déclencher l’enregistrement, on appuie à deux reprises sur le poussoir à 8 heures. En renouvelant la dernière opération, on passe automatiquement à la phase suivante, le décollage (BO-TOF) et ainsi de suite.
L’ordinateur de bord que vous avez au poignet permet ainsi d’enregistrer dix vols (BO à B9).

La seconde fonction appelée temps de vol (affichage FLT – pour flight) permet d’enregistrer le temps intermédiaire compris entre le décollage et l’atterrissage de l’avion. Dix vols également peuvent ainsi être enregistrés (FL0 à FL9).

 

Conseils d’un pilote

La prise en main des deux principales fonctions évoquées ci-dessus rend indispensable la lecture du mode d’emploi avant d’en maîtriser les différentes subtilités offertes pour une utilisation quotidienne optimisée.

La fonction enregistrement des vols peut également être utilisée pour une navigation passant par deux ou quatre points de repères sur la carte (ex : les VOR, villes à survoler, etc.) lors de la préparation du vol et assurant au pilote le respect de son plan de vol dans le timing initial.

L’indication de fin de vie de la pile se manifeste sur le cadran par un saut de l’aiguille centrale des secondes en sautant d’un index des minutes à l’autre, soit de 5 en 5 secondes.
Pour allonger la durée de vie de la pile, nous vous conseillons de passer en mode OFF de l’affichage des données numériques quand vous ne volez pas.
Cette extinction de l’écran s’obtient par plusieurs pressions successives du remontoir à 3h qui vous emmèneront à la fin des fonctionnalités du menu.

La synchronisation de deux montres à la seconde près est possible grâce à la fonction stop seconde qui arrête l’aiguille centrale des secondes dès lors que vous tirez sur la tige de remontoir.
Cette fonction est notamment utilisée pour les vols en patrouille ou les vols commerciaux (synchronisation entre le pilote et son copilote).

Conclusion

L’Omega Spacemaster Z-33 réaffirme la volonté de la manufacture de rester présente sur le segment de marché des montres d’aviateurs en proposant un modèle très réussi par son esthétique et les nombreuses fonctionnalités qu’il offre.
Cette nouveauté va d’autre part créer l’événement dans l’univers des pilotes grâce notamment aux fonctions bloc à bloc et temps de vol.
Les nostalgiques regretteront sans doute le choix d’un mouvement à quartz pour succéder au mythique modèle de la Flightmaster et son calibre 911, un mouvement mécanique à remontage manuel. Mais la richesse des fonctionnalités offertes par l’ordinateur de bord de la Z-33 répond incontestablement mieux à une demande actuelle des pilotes.
Quant aux non-initiés au pilotage mais néanmoins amateurs de montres, ils trouveront également des sources de satisfaction dans cette Z-33. En effet, au-delà de son look masculin, la richesse des fonctions apportées par ce modèle permet d’élargir le champ de ses applications au sport pour la chronométrie. Mais aussi aux hommes d’affaires habitués aux vols longs courriers…

 

Les + :

  • un design néo vintage et des proportions très réussis
  • son boîtier titane doté d’une finition du plus bel effet
  • son confort de porter
  • des fonctionnalités riches et adaptées au besoin des pilotes
  • un verre antireflet et une lisibilité des informations sur le cadran optimisée par un retro-éclairage modulable et autorégulé selon la luminosité ambiante

 

Les – :

  • son épaisseur importante de près de 2 cm
  • une étanchéité insuffisante (3 ATM) interdisant la baignade
  • l’absence de certaines fonctions utiles aux pilotes (altimètre, baromètre et boussole)
  • son prix relativement élevé pour une montre équipée d’un mouvement à quartz

 

Informations complémentaires :

  • * important : le prototype qui nous a été confié affiche un décalage de 30 minutes de l’heure analogique sur l’heure numérique.
  • saluons l’initiative d’Omega qui, grâce à une application gratuite téléchargeable sur IPad, permet de découvrir les fonctionnalités de la Spacemaster Z-33. Et que ceux qui ne disposent pas de la célèbre tablette se rassurent, la manufacture propose depuis son site Internet une application interactive.
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