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test Panerai Radiomir Black Seal PAM 183

La note de la rédaction
67.5 / 100
Réminiscence des modèles historiques de Panerai, la Black Seal est une montre d'une simplicité charmeuse, lisible et très bien construite. Revue de détails.
L'essentiel

Panerai Radiomir Black Seal

Réf.: PAM 183
3,900.00 € Prix public conseillé en France au 15 mai 2010
Marque Panerai
Modèle
Radiomir Black Seal
Référence constructeur
PAM 183
Boîtier (matière)
Acier 316L
Diamètre boîtier (hors couronne)
45 mm
Diamètre boîtier (avec couronne)
49 mm
Calibre
OP XI
Base calibre
ETA (ex-Unitas) 6497-2
Fonctions
Heure
Minute
Seconde
Verre
Saphir antireflets 1 face (5
9 mm d'épaisseur)
Capacité de la réserve de marche
56 h
Fond transparent
Oui
Entre-cornes
26 mm
Longueur corne à corne
50 mm
Hauteur boîtier
13 mm
Etanchéité
100 m
Bracelet (matière)
Cuir
Boucle (type)
Ardillon
Boucle (matière)
Acier 316L
Poids total
102 grammes
Prix public conseillé en France au 15 mai 2010
3,900.00 €
Confort / Agrément (/15) 13
Mouvement (/20) 9
Optimisation / Décoration du mouvement (/5) 3
Agrément de manipulation et de réglage (/5) 3
Contrôle du mouvement par la Manufacture / distinctions diverses (/3) 2
Capacité de la réserve de marche (/2) 1
Complications (/5)
Finitions (/20) 12
Finitions cadran (/6) 4
Finitions boîtier (/6) 4
Qualité du travail de déco° / gravure du fond de boîte (/2) 1
Qualité du verre (/4) 2
Finitions de la boucle (interne et externe) (/2) 1
Fonctionnalité (/20) 15.5
Lisibilité diurne (/5) 4.5
Lisibilité nocturne (/4) 4
Etanchéité (/3) 1
Facilité de réglage et de changement du bracelet (/4) 2
Sécurité / solidité de la boucle (/4) 4
Bonus (/10) 5
Série limitée (/3)
Montre fournie avec plusieurs bracelets (/2)
Qualité de la boîte et de la sur-boîte (/1) 1
Portabilité avec manches de chemise fermées (/2) 2
Présence de "goodies" (/1) 1
Intelligibilité du booklet (/1) 1
Rapport qualité / prix (/15) 13
Pour quelles occasions ? Quand la porter ? Pour un WE en Italie !
L'avis des internautes
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Un peu d’histoire

Dans les années 1940, quelques binômes d’italiens eurent pour mission de faire chavirer de jeunes anglaises en villégiature méditerranéenne.

Sillonnant furtivement les ruelles d’Alexandrie ou la Valette, au guidon de scooter biplaces, nos latins portaient au poignet des Rolex de forme coussin, modifiées par Panerai.

La maison florentine soulignait les chiffres d’une pâte luminescente spéciale, le Radiomir.
Indispensable pour chronométrer leurs exploits dans les arrières salles enfumées, les Panerai sont entrées dans la légende avec ces héros transalpins.

C’est du moins ce que m’a raconté Luigi lorsqu’il me confia sa Radiomir Black Seal 183, à qui je dois faire goûter quelques jours l’air de Genève…

Avec son boîtier « coussin » typique des années 30, elle est un hommage réussi à ces premières Panerai.

Un hommage aux premières Panerai

Avec son boîtier « coussin » typique des années 30, un mouvement de montre de gousset aux ponts découpées à la façon des mécanismes d’avant guerre, et le célèbre cadran sandwich, elle est un hommage réussi à ces premières Panerai.

Quant au caractère un peu rugueux du remontage, il faut y voir une évocation de cette époque rude (et le caractère de sa base Unitas, plus proche du tracteur de Peppone que de ma Lancia Aurelia).

Avec mon poignet de 16,5 cm, je craignais de devoir la porter sur la manchette comme l’Avvocato Agnelli.
Mais grâce à ses anses courtes, elle se cale assez confortablement.

 

 

Un boîtier au dessin harmonieux

Ces attaches démontables permettent d’ailleurs de changer facilement de bracelet.
Et c’est heureux, car avec son dessin harmonieux qui s’accorde à presque tout, la Radiomir invite à les multiplier.
On pourra ainsi accorder sa montre à sa ceinture et ses escarpins, ou s’autoriser quelques fantaisies.

Certo, cela finit par prendre du temps, et j’ai dû attraper le Pendolino à Milano Centrale sans pouvoir lustrer mes souliers.
Dans les toilettes du train, j’ai pu vérifier sa bonne lisibilité en l’absence de lumière.
Et l’étanchéité de la Radiomir est très pratique pour se laver les mains sans crainte de noyer sa montre.

La graduation du cadran, toutes les cinq minutes, est bien suffisante pour vérifier la ponctualité du Cisalpino.
Et la cuisson des pâtes se détermine au toucher de fourchette.
Perfetto, donc.

Soigneusement polie, la boîte permet de se mirer, de se recoiffer discrètem…
Ha, je vous laisse, un signor en uniforme observe mon poignet :

– Non, Monsieur le douanier, c’est une marque au nom italien, mais c’est une montre suisse, et je vais en Suisse !?Ce n’est donc pas de l’importation parallèle… Mais non, cette montre n’a rien d’italien, je vous le dis !

 

Les + :

  • forme coussin bien remise au goût du jour
  • optimisation technique et esthétique du mouvement
  • lisibilité du cadran

 

Les – :

  • le remontage reste un peu rugueux (la base ETA/Unitas 6497-2 transparaît sur ce point)
  • dommage qu’il n’existe pas de version plus petite avec le mouvement (et le prix) de base
  • pas de choix de couleurs de cadrans et /ou d’aiguilles.

 

Informations complémentaires :

  • poignet du rédacteur / testeur = 16,5 cm
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