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test IWC Ingenieur Chronographe Racer

La note de la rédaction
73.5 / 100
Passage au crible de l’IWC Ingenieur Chronographe Racer, une montre de pilote dévoilée par la Manufacture lors du SIHH 2013. Une pièce qui montre qu’horlogerie et sports auto peuvent faire bon ménage.
L'essentiel

IWC Ingenieur Chronographe Racer

Réf.: IW378507
11,600.00 € Prix public conseillé en France au 18 avril 2013
Marque IWC
Modèle
Ingenieur Chronographe Racer
Référence constructeur
IW378507
Boîtier (matière)
Acier
Diamètre boîtier (hors couronne)
45 mm
Diamètre boîtier (avec couronne)
49,62 mm
Mouvement
Automatique
Calibre
IWC 89361
Base calibre
IWC 89360 - Manufacture
Fonctions
Chronographe
Date
Flyback
Heure
Minute
Seconde
Verre
Saphir antireflets double face
Capacité de la réserve de marche
68h
Fond transparent
Non
Entre-cornes
Non applicable
Longueur corne à corne
51,66 mm
Hauteur boîtier
14,53 mm
Etanchéité
120 m
Bracelet (matière)
Caoutchouc / Nylon
Boucle (type)
Ardillon
Boucle (matière)
Acier
Poids total
166 grammes
Prix public conseillé en France au 18 avril 2013
11,600.00 €
Confort / Agrément (/15) 13
Mouvement (/20) 14
Optimisation / Décoration du mouvement (/5) 3.5
Agrément de manipulation et de réglage (/5) 5
Contrôle du mouvement par la Manufacture / distinctions diverses (/3) 1
Capacité de la réserve de marche (/2) 1.5
Complications (/5) 3
Finitions (/20) 18
Finitions cadran (/6) 5
Finitions boîtier (/6) 6
Qualité du travail de déco° / gravure du fond de boîte (/2) 2
Qualité du verre (/4) 3
Finitions de la boucle (interne et externe) (/2) 2
Fonctionnalité (/20) 12
Lisibilité diurne (/5) 5
Lisibilité nocturne (/4) 2
Etanchéité (/3) 1
Facilité de réglage et de changement du bracelet (/4) 0
Sécurité / solidité de la boucle (/4) 4
Bonus (/10) 3.5
Série limitée (/3) 0
Montre fournie avec plusieurs bracelets (/2) 0
Qualité de la boîte et de la sur-boîte (/1) 1
Portabilité avec manches de chemise fermées (/2) 1.5
Présence de "goodies" (/1) 0
Intelligibilité du booklet (/1) 1
Rapport qualité / prix (/15) 13
Pour quelles occasions ? Quand la porter ? Pour une visite des paddocks Mercedes lors du prochain Grand Prix de F1
L'avis des internautes
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IWC Ingenieur : des montres à vocation professionnelle

IWC a pour habitude de revoir en profondeur l’une de ses gammes chaque année et de les présenter à l’occasion du Salon International de la Haute Horlogerie de Genève – découvrez les collections actuelles et les prix IWC.

Après s’être attaquée aux montres de plongée en 2011 puis aux montres d’aviateurs en 2012, la Manufacture de Schaffhausen a dévoilé à l’occasion du SIHH 2013 ses nouveaux modèles de montres Ingenieur – à découvrir dans notre section Photos.

Le modèle Ingenieur trouve son origine dans une montre d’aviateur.
En effet, au milieu des années 40, IWC met au point une montre destinée aux pilotes de la Royal Air Force britannique dont la conception – le mouvement est logé dans une cage en fer doux – protège son mécanisme des champs magnétiques.

Après avoir revisité la gamme de ses montres d'aviateurs en 2012, IWC s'est attaqué en 2013 à la collection Ingenieur dont le premier modèle est apparu en 1955.

L’Ingenieur elle-même, descendante directe de cette montre d’aviateur et bénéficiant des mêmes propriétés, fait son apparition en 1955 à une époque où les progrès entrainent une multiplication importante des champs magnétiques dans la vie de tous les jours – et notamment dans les domaines des télécommunications et des transports.

Conçue pour y résister, l’IWC Ingenieur vise ainsi ouvertement et avec succès, au travers de sa communication, une clientele aisée très ciblée de professions scientifiques – médecins, ingénieurs, chimistes, techniciens, pilotes…

Mais les années passant, les arguments scientifiques ont perdu de leur pouvoir d’attractivité auprès du grand public.
Les combinaisons de pilote font sans doute davantage rêver que les blouses de laboratoires et la Manufacture de Schaffhausen a dès lors progressivement passé sous silence les propriétés antimagnétiques de ses Ingenieur.

Certaines déclinaisons ont même abandonné cette caractéristique, soit parce qu’elles étaient équipées d’un fonds transparent, cédant à la mode des montres avec vue sur le mouvement – telle la Grande Ingenieur Zinedine Zidane, soit parce qu’il s’agissait de versions particulières – à l’instar de la très belle IWC Ingenieur automatic Edition Laureus.

Les amateurs s’en réjouiront : l’Ingenieur Chronographe Racer passée au crible aujourd’hui n’entre dans aucune de ces deux catégories, son mouvement étant bel et bien protégé des champs magnétiques.

IWC Ingenieur Chronographe Racer,
une montre au look technique

La Chronographe Racer est une évolution de la Grande Ingenieur Chronographe qu’elle remplace au catalogue.

Bien que disposant d’un boîtier au diamètre légèrement réduit – 45mm pour la Racer contre 45,5mm pour son aînée, nous retrouvons ce boîtier très anguleux, caractéristique de la gamme Ingenieur avec sa lunette ornée de trous permettant de la visser sur la carrure.
Il confère à cette nouveauté 2013 un côté très technique et masculin.

Célébrant le partenariat entre IWC et Mercedes AMG Petronas Formula One™ Team, la Chrono Racer présente sur son fond une gravure représentant une Formule 1.

La finition des surfaces polies et brossées est excellente.
IWC montre une fois de plus son savoir-faire incontestable en la matière et signe un boîtier de chronographe digne de ses plus prestigieux concurrents.

Contrairement à la Grande Ingenieur Chronographe, le fond de la Racer est plein.
Il est d’ailleurs orné d’une gravure de voiture de Formule 1 qui ancre cette montre dans l’univers de la course automobile.

En effet, IWC Schaffhausen est pour la saison 2013 de Formule 1™ Official Engineering Partner de Mercedes AMG Petronas Formula One™ Team, l’Ingenieur Chronographe Racer étant une montre célébrant ce partenariat entre l’écurie et la Manufacture.

Même si cette gravure est fort bien exécutée, elle n’était pas franchement esthétiquement indispensable… D’autant que ce chronographe est sans conteste l’une des montres de pilote auto les plus réussies qui nous ait été confiée à des fins éditoriales.
Heureusement, rien de rédhibitoire !

 

Un chronographe dédié au monde de la course automobile

L’univers de la course automobile est depuis toujours une source d’inspiration pour les manufactures horlogères.
Mais la transcription de cet univers sur une montre est un exercice qui ne donne malheureusement pas toujours des résultats convaincants.

Tout est question de dosage. Et les symboles parfois trop évidents – du type drapeau à damier sur le cadran, logos… etc – peuvent rapidement conférer un côté gadget à la plus belle des créations.

IWC parvient justement à trouver ici le bon équilibre en apportant une saveur racing à des éléments qui restent horlogers.

IWC démontre une fois de plus avec cette Ingenieur son savoir-faire incontestable en matière de finitions et signe un boîtier digne de ses plus prestigieux concurrents.

Prenons l’exemple du magnifique cadran dont le brossage circulaire et la couleur anthracite évoquent un composant moteur comme une tête de piston.
Il en va de même de la lunette brossée qui, avec son échelle tachymétrique, ne dépareillerait pas sur un tableau de bord.
Citons enfin le chiffre 60 de la minuterie dont la couleur rouge s’inspire de l’écran lumineux digital qui figure sur le volant de la Formule 1™ Mercedes AMG Petronas, cet écran ayant pour vocation de fournir au pilote des informations du type vitesse enclenchée ou température de l’huile.

Les codes couleurs de l’ensemble – gris, noir et rouge – sont d’autre part tout à fait en ligne avec ceux que l’on pourrait trouver sur un beau coupé allemand.

La réussite de cette Ingenieur tient ainsi dans le fait qu’un amoureux de belles automobiles percevra les clins d’œil effectués sans pour autant avoir l’impression de porter une montre publicitaire offerte par son concessionnaire…

L’IWC Ingenieur Chrono Racer au quotidien

Nous retrouvons côté mouvement le calibre de manufacture 89361 qui équipe notamment la Portugaise Yacht Club.

Ce calibre automatique de conception moderne, qui bat à la fréquence de 28.800 alternances par heure et offre une confortable réserve de marche de 68h, présente l’avantage – pour l’amateur éclairé puisque la montre est équipée d’un fond plein – de bien remplir le boîtier de la montre.

Il bénéficie des raffinements mécaniques chers à IWC comme le système de remontage Pellaton et offre un affichage concentrique des heures et minutes du chronographe sur un seul et même compteur – situé à 12h.

Il dispose également d’une fonction flyback qui permet de remettre à zéro et relancer un chronométrage avec une seule pression de poussoir sans passer par l’étape d’une remise à zéro.

La manipulation des poussoirs est d’ailleurs un vrai régal : ils sont fermes et onctueux, comme une pédale d’accélérateur bien calibrée.

Equipée d'un nouveau bracelet mixant caoutchouc et textile, la Chrono Racer offre un confort de porté surprenant compte tenu de son poids.

Au poignet, l’IWC Ingenieur Chronographe Racer est une montre bien présente.
Pour rester dans le domaine du sort automobile, on pourrait dire que son poids et son volume la destinent davantage aux amateurs de solides Mercedes que de graciles Lotus.
Le confort demeure toutefois de très bonne qualité grâce à une bonne répartition de la masse que l’on doit notamment à son bracelet.

Celui-ci, mixant caoutchouc et textile, est totalement nouveau et bénéficie d’une esthétique très réussie et cohérente avec le milieu dont la montre s’inspire.
Reste à voir sur le long terme sa capacité de résistance.

La lisibilité enfin est bonne. Elle aurait pu être meilleure encore avec des aiguilles offrant un meilleur contraste avec le cadran. Mais c’eût été sans doute au détriment de l’esthétique…

Conclusion

IWC nous propose avec cette Ingenieur Chronographe Racer une sorte de Grande Ingenieur Chronographe re-stylée mais néanmoins très réussie.
Son look technique, son beau cadran gris ardoise, ses discrets clins d’œil au monde de la Formule 1 et son calibre maison en font une montre très plaisante, que l’on aime brûler de la gomme ou que l’on préfère le vélo.

 

Les + :

  • son cadran gris ardoise
  • la qualité de finition du boîtier
  • les subtiles références au monde automobile
  • son calibre de manufacture et l’agrément de manipulation du chronographe flyback
  • son étanchéité à 120m

 

Les – :

  • la gravure sur le fond de boîte
  • ses dimensions viriles qui requièrent un poignet d’au moins 17 cm de circonférence
  • une lisibilité nocturne insuffisamment efficace

 

Informations complémentaires :

  • poignet du rédacteur / testeur = 17 cm

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