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test Girard-Perregaux Chronographe Flyback Monte-Carlo 1973

La note de la rédaction
75.5 / 100
Durant les années 70, le rallye Monte-Carlo est un mythe aussi fort que le sera le Paris Dakar plus tard. L'Alpine Renault A 1800 N°18 en sera la vedette en 1973 : Girard-Perregaux lui rend hommage.
L'essentiel

Girard-Perregaux Chronographe Flyback Monte-Carlo 1973

Réf.: 49585-11-131-BA6A
8,800.00 € Prix public conseillé en France au 28 mars 2011
Les +
  • une remarquable cohérence entre élégance et esprit sportif
  • une fonction chronographe avec retour en vol utile et ludique
Les -
  • la boucle déployante que certains jugeront un peu légère
  • l’échelle tachymétrique pas très fonctionnelle
Marque Girard-Perregaux
Modèle
Chronographe Flyback Monte-Carlo 1973
Référence constructeur
49585-11-131-BA6A
Boîtier (matière)
Acier
Diamètre boîtier (hors couronne)
40 mm
Diamètre boîtier (avec couronne)
43,88 mm
Mouvement
Automatique
Calibre
Girard-Perregaux GP0337A
Base calibre
GP033
Fonctions
Seconde
Minute
Heure
Flyback
Date
Chronographe
Verre
Saphir antireflets 1 face (5,9 mm d'épaisseur)
Capacité de la réserve de marche
46h
Fond transparent
Non
Entre-cornes
20,80 mm
Longueur corne à corne
50,65 mm
Hauteur boîtier
13,05 mm
Etanchéité
50 m
Bracelet (matière)
Alligator
Boucle (type)
Boucle déployante
Boucle (matière)
Acier
Poids total
97 grammes
Prix public conseillé en France au 28 mars 2011
8,800.00 €
Confort / Agrément (/15) 13
Mouvement (/20) 13
Optimisation / Décoration du mouvement (/5) 3.5
Agrément de manipulation et de réglage (/5) 5
Contrôle du mouvement par la Manufacture / distinctions diverses (/3) 1
Capacité de la réserve de marche (/2) 1
Complications (/5) 2.5
Finitions (/20) 15
Finitions cadran (/6) 5
Finitions boîtier (/6) 5
Qualité du travail de déco° / gravure du fond de boîte (/2) 2
Qualité du verre (/4) 2
Finitions de la boucle (interne et externe) (/2) 1
Fonctionnalité (/20) 14.5
Lisibilité diurne (/5) 5
Lisibilité nocturne (/4) 3
Etanchéité (/3) 0.5
Facilité de réglage et de changement du bracelet (/4) 3
Sécurité / solidité de la boucle (/4) 3
Bonus (/10) 6
Série limitée (/3) 2
Montre fournie avec plusieurs bracelets (/2)
Qualité de la boîte et de la sur-boîte (/1) 1
Portabilité avec manches de chemise fermées (/2) 2
Présence de "goodies" (/1)
Intelligibilité du booklet (/1) 1
Rapport qualité / prix (/15) 14
Pour quelles occasions ? Quand la porter ? Lors d'une visite du Manoir de l'Automobile, à Lohéac !
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Avant-propos

Une fois n’est pas coutume, nous commencerons cet Essai par l’examen du fond plein de ce chronographe en série limité à 250 exemplaires.

La gravure reproduit l’identification du N°18 de l’automobile vainqueur du Rallye Monte-Carlo 1973 et les noms de l’équipage qui la pilotait, Jean-Claude Andruet et Michèle Petit, alias Biche.
Ces informations sont joliment gravées sur un fond sobrement brossé.

Pour la « petite » histoire, Alpine Renault s’octroyait lors de cette course les trois premières places, avec, cerise sur le gâteau, six équipages dans les dix premiers à passer la ligne d’arrivée et entrait ainsi dans la légende…

Une lisibilité excellente

Retour au cadran dont on appréciera tout d’abord la rare littérature : seule une discrète mention Monte-Carlo 1973 en rouge surplombée de la marque en noir.
Une sobriété exemplaire !

Un constat s’impose ensuite : la lisibilité est excellente.
Les aiguilles des heures et des minutes en acier sont largement dimensionnées et enduites de matière lumineuse.
Les sous compteurs noirs tranchent sur le fond argent – on parle dans ce cas de « cadran panda » – et leurs graduations  blanches ainsi que les aiguilles aciers se déchiffrent parfaitement.

Ce chrono Girard-Perregaux associe avec panache l'élégance à la sportivité et renoue par la même occasion avec la magie des berlinettes Alpine Renault, qui nous ont tant fait rêver... Une très belle réussite !

Trait caractéristique de Girard-Perregaux, l’emploi d’un bleu légèrement pali appliqué au 60 de la petite seconde, au 12 du compteur des heures, au 30 du compteur des minutes ainsi qu’à l’aiguille du chronographe, apporte une touche élégante et vintage à ce chronographe.
En contrepoint, seul le 60 du compteur des secondes du chronographe est rouge, renvoyant ainsi à la mention Monte-Carlo 1973…

Poussant la discrétion plus loin, le cadran ne mentionne nulle part la fonction retour en vol (appelée également flyback) du chronographe.
Cette fonction permet d’une seule et unique pression de remettre le chronographe à zéro et de démarrer instantanément un nouveau chronométrage.

L’ensemble de ce cadran est très équilibré et propose un délicat mix entre sportivité et élégance.

Un chronographe racé

La lunette tachymétrique inclinée et brossée apporte quant à elle une touche technique à la boîte.
Très proprement réalisée, elle s’avère cependant d’une lisibilité perfectible – de toute façon, son utilité pratique est pour le moins limitée.

Le verre saphir bombé traité antireflet donne un agréable aspect vintage à la ligne générale.

La couronne quant à elle tient bien en main.
On pourra simplement s’étonner qu’elle soit vissée alors que les poussoirs du chronographe, de forme classique, ne bénéficient pas de cette petite protection qui aurait permis une meilleure étanchéité – celle-ci étant limitée de fait à 50 mètres.

Un constat s'impose : la lisibilité est excellente. Les aiguilles des heures et des minutes en acier sont largement dimensionnées et enduites de matière lumineuse.

Une montre confortable au porté

Les flancs brossés de la carrure répondent aux surfaces polies des cornes.

On ne peut qu’admirer l’intelligence de la conception générale de l’ensemble.
En effet les longues cornes descendent plus bas que le fond de la boîte, positionnant ainsi le chronographe confortablement sur le poignet.

De son côté, le bracelet, aux extrémités courbes qui épousent avec élégance l’entre-cornes, est fixé très près de la boîte (et non à l’extrémité des cornes comme c’est parfois le cas) et conjugue ainsi souplesse et esthétique avec succès.

L’alligator du bracelet rajoute à l’aspect racé de ce chronographe Monte-Carlo 1973.

Pourtant, la boucle déployante aurait pu être dimensionnée un peu plus généreusement afin de jouer davantage sur le côté sportif de la montre.

Conclusion

Le Chronographe flyback Monte-Carlo 1973 réussit brillamment le difficile exercice de style d’être une pièce commémorative dotée d’une personnalité propre – en évitant la copie de modèles passés ou le simple stickage d’un modèle contemporain.
Girard-Perregaux associe ainsi avec panache l’élégance à la sportivité et renoue par la même occasion avec la magie des berlinettes Alpine Renault, qui nous ont tant fait rêver…
Une très belle réussite !

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