Seiko - Grand Seiko vintage : Histoire illustrée de 1913 à 1965 (Live from Japan #3)

Par Pierre Gisclard, le 14 octobre 2016
Montres Seiko et Grand Seiko - l'histoire en photos de 1913 à 1965
Si le story telling est un "art" qui fait fureur en horlogerie, rien de telle que d'illustrer l'histoire d'une marque au travers de ses créations emblématiques. (Re)Découvrez l'histoire de Seiko. Partager ce Dossier thématique

Diaporama = 22 photos exclusives - Musée Seiko (Tokyo) / Montres par ordre chronologique
+ explorez les collections actuelles et les prix Seiko ainsi que les prix Grand Seiko 

Notre périple au Japon destiné à vous faire (re)découvrir Seiko depuis l'intérieur nous a bien entendu mené à la source : le musée Seiko de Tokyo.

Parce que si les marques excellent dans l'art du story telling, tentant parfois de nous faire gober des énormités que parfois nous gobons (ou pas), les produits, eux, ne mentent pas.

Pour vous aider à prendre conscience de ses savoir-faire de Seiko, rien de tel qu'un petit voyage à travers son histoire pour vous présenter ses modèles emblématiques et ses principales innovations. Ci-dessus, la Laurel, première montre-bracelet produite par Seikosha en 1913.

C'est la raison pour laquelle il nous a paru indispensable de passer par le Musée Seiko afin de vous retracer l'histoire de cette marque exceptionnelle au travers de quelques-unes de ses créations emblématiques - une histoire que nous avons choisi de vous présenter en deux temps, trop d'information tuant l'information.

La maison Seiko a en effet ceci de particulier que ses investissements sont très majoritairement destinés au développement des produits, mouvements inclus, quand certaines marques en allouent une part substantielle au marketing.

Cela n'empêche pas le puissant groupe nippon de vendre ses montres. Loin s'en faut...
On estime en effet - ces chiffres sont issus de nos réflexions / spéculations et n'ont fait l'objet d'aucune confirmation de la marque, le groupe Seiko étant coté en bourse - la production annuelle de montres Seiko aux alentours des 4 millions de pièces par an.
Grand Seiko, marque haut de gamme du groupe, serait quant à elle de l'ordre de 30 à 50.000 pièces annuelles.
Enfin, la production de mouvements à quartz, utilisés en interne mais également vendus à des marques tiers, serait de l'ordre de plusieurs millions d'unités par an.

Moralité : un bon design et de robustes et fiables mouvements n'ont pas nécessairement besoin d'un prestigieux et onéreux ambassadeur - un coût qu'il convient notamment à un moment de répercuter sur le prix final des montres...

La manufacture Seikosha - en japonais 'maison de la précision' - utilise pour la première fois le nom de Seiko en 1924 en l'affichant sur le cadran d'une montre-bracelet au boîtier en nickel de 24,2mm de diamètre.

Mais avant d'arriver à ces chiffres - qui, au risque de se répéter, n'ont strictement rien d'officiel -, il a bien fallu créer la marque et sortir les premiers modèles.

L'Histoire débute en réalité dès 1881 lorsque Kintaro Hattori créée à Tokyo une boutique destinée à la vente et à la réparation d'horloges et de montres de poche.

En 1892, il lance la manufacture Seikosha - en japonais maison de la précision - dédiée dans un premier temps à la fabrication d'horloges puis à la création de montres de poche.
La première montre de poche est ainsi produite en 1895 et affiche sur son cadran le nom de Time keeper - un nom emblématique s'il en est.

Alors que seulement quelques rares montres-bracelets sont à l'époque importées au Japon, Kintaro Hattori se lance dans la conception de son propre modèle qui aboutit, en 1913, à la naissance de la Laurel, première montre-bracelet japonaise de l'Histoire.

Cette célèbre montre se caractérise par un boîtier de 29,6mm de diamètre façonné en argent.

Ce n'est que 11 ans plus tard, en 1924, que l'inscription Seiko fait sa première apparition sur le cadran d'une montre-bracelet.

L'année 1960 constitue une date clé dans l'histoire de Seiko puisqu'elle correspond au lancement de la première montre estampillée Grand Seiko. Conçue dans les hauteurs de Nagano, Grand Seiko est dès sa naissance l'emblème de l'excellence Seiko en matière mécanique via la production de montres hautement performantes.

En 1929, Seikosha produit pour les chemins de fers nippon une montre de poche qui sera désignée comme montre officielle des chemins de fer japonais et qui sera fixée par les cheminots au tableau de bord des locomotives afin que le conducteur puisse lire l'heure tout en gardant un œil sur "la route".

Adoptant l'esthétique d'une montre de poche classique, Seiko produit en 1941 le premier chronographe japonais de l'histoire - une pièce, comme en témoignent les photos, exposée au Musée dans son jus.

La désormais célèbre Seiko Marvel fait sa première apparition en 1956 sous la forme d'une édition en or jaune au boîtier de 31,9mm de diamètre.

Comme son cadran l'indique, elle intègre pour la première fois la technologie Diashock, le système antichoc inventé par Seiko qui va permettre de produire des mouvements plus résistants et plus performants.

Six ans plus tard, en 1959, Seiko lance le Magic Lever - un dispositif qui permet d'exploiter doublement l'énergie créée par la masse oscillante d'une montre automatique en travaillant en sens horaire et antihoraire, amplifiant de fait la puissance d'armage du ressort moteur et sa vitesse de rotation.

Chronométreur Officiel des 18è Jeux Olympiques qui se déroulent en 1964 à Tokyo, Seiko fournit la bagatelle de 1.278 chronographes conçus spécifiquement pour l'occasion. La manufacture introduit par ailleurs cette même année la Seiko Crown Chronograph, première montre-bracelet japonaise dotée de la fonction chronographe.

A l'appui de cette nouvelle innovation, la fabricant nippon dévoile la Gyro Marvel, un modèle de 35,1mm de diamètre embarquant le calibre 290 intégrant bien entendu le Magic Lever.

L'année 1960 constitue une date clé dans l'histoire de Seiko puisqu'elle correspond au lancement de la première montre estampillée Grand Seiko.
Conçue dans les hauteurs de Nagano, elle est le fruit du travail d'une petite équipe constituée des meilleurs horlogers de Seiko dont la mission était de fabriquer la meilleure montre possible.

Grand Seiko est ainsi dès sa naissance l'emblème de l'excellence Seiko en matière mécanique via la production de montres hautement performantes, qu'il s'agisse de précision, de lisibilité ou de durabilité - un objectif demeuré inchangé en 2016.
Cette première venue dans la gamme Grand Seiko affiche un boîtier en or jaune 14K de 34,9mm de diamètre et est motorisée par le calibre 3180.

En 1964, Seiko officie en tant que Chronométreur Officiel des 18è Jeux Olympiques qui se déroulent cette année là à Tokyo.

A ce titre, la Maison nippone fournit la bagatelle de 1.278 chronographes conçus spécifiquement pour l'occasion.

1965 : Seiko dévoile sa première montre de plongée - un modèle ultra séduisant de 38mm de diamètre affichant une étanchéité à 150m. Il est le prélude à une longue série de modèles taillés pour les profondeurs océaniques.

C'est cette même année qu'est introduite au catalogue de la marque la Seiko Crown Chronograph - une très belle montre en acier au boîtier de 38,2mm de diamètre et équipée du calibre 5719.

Il s'agit d'un véritable événement, ce modèle étant la première montre-bracelet japonaise dotée de la fonction chronographe.

Enfin, 1965 restera dans les annales puisque c'est cette année que Seiko dévoile sa première montre de plongée - là encore, un ultra séduisant modèle de 38mm de diamètre affichant une étanchéité à 150m et motorisée par le calibre 6217.

Ce modèle, qui est en même temps la première montre de plongée japonaise, va donner lieu à une prestigieuse descendance, Seiko s'étant forgé au fil du temps une réputation (méritée) de champion des montres de plongée.

 

Retrouvez la suite de l'Histoire de Seiko et Grand Seiko dès la semaine prochaine sur The Watch Observer.
Alors, plus que jamais, stay tuned!

En attendant, pour les plus impatients, rendez-vous sur le site du Musée Seiko.