Ulysse Nardin Freak X (SIHH 2019) : avis, prix, photos live en direct du SIHH 2019

Par Olivier Müller, le 17 janvier 2019
Pas de cadran, pas d’aiguille, un mouvement carrousel qui donne directement l’heure et un design entièrement revu au sein d’une boite réduite de 2mm : avec Ulysse Nardin, la Freak X, c’est chic ! Partager cette Actualité

Diaporama = 8 photos en direct du SHH 2019

Une exception installée dans le paysage horloger depuis 18 ans... reste-t-elle une exception ? C’est toute l’épineuse question du renouvellement - cette question qui guette HYT avec son heure fluidique, Ressence avec son affichage à plat et, plus globalement, les marques qui ont, un jour, lancé une montre choc qui a fait bouger les lignes de l’industrie...

Toute la difficulté est donc, par la suite, de garder la fraîcheur durant les 10, 20 ou 30 années suivantes.
Continuer à surprendre : là est le défi.

La Freak d’Ulysse Nardin est dans cette position à double tranchant : celle d’une pièce qui n’a toujours pas d’équivalent mais qu’il faut toujours et encore animer, depuis bientôt presque 20 ans.
Créée en 2001, la Freak impose d’emblée un tourbillon carrousel doté de 7 jours de réserve de marche.
C’est, à l’époque, une première en horlogerie, rattrapée depuis par Blancpain qui propose également un carrousel avec le même autonomie (cal. 2322).

Pourtant, là n’est pas l’essentiel : la Freak ne se caractérise pas tant par ce qu’elle a que par ce qu’elle n’a plus : pas de cadran, pas d’aiguille, pas de couronne.
C’est le mouvement lui-même qui donne l’heure.
L’approche n’aurait pas été reniée par Vincent Calabrese, l’inventeur du mouvement baguette et des montres Spatiales, pour qui un mouvement de haute horlogerie doit se suffire à lui-même.

La Freak est dans la même veine.
La géniale intuition d’Ulysse Nardin est de s’être tenue loin de l’approche horlogère classique, consistant à animer un modèle des années durant en ajoutant des complications, changeant les couleurs, les matériaux... etc.

Ulysse Nardin a été bien plus ingénieux.
Depuis près de 20 ans, la Freak est le laboratoire de la manufacture.
La plupart de ses travaux de R&D s’y retrouvent un jour ou l’autre.

La Freak X d'Ulysse Nardin rompt avec ses aînées. Elle reprend la simplicité des premiers modèles et se positionne comme le point d’entrée de la collection Freak - une manière intelligente pour Ulysse Nardin de gagner quelques points de croissance avec des tarifs plus agressifs.

En somme, la dernière Freak en date est toujours vue comme un état de l’art du progrès horloger.
Nouvel échappement, nouveaux alliages, nouveaux pare-chocs... etc.
La Freak les a tous vus passer. Jusqu’à aujourd’hui.

La Freak X rompt avec cette tradition.
Elle reprend la simplicité des premiers modèles.

De facto, cette nouvelle montre automatique se positionne comme le point d’entrée de la collection Freak - une manière intelligente pour Ulysse Nardin de gagner quelques points de croissance avec des tarifs plus agressifs.

La Freak X se distingue de ses aînées de deux manières.

La première, c’est une réduction de diamètre de boîtier, lequel passe de 45 à 43mm - là encore, une voie commune pour séduire un plus grand nombre de collectionneurs jusque-là hésitants envers le format XL originel.

La seconde, c’est l’apparition d’une couronne.
En cela, la Freak X ne se règle plus avec la lunette, comme pour les modèles Vision et Freak Out précédents.

Gagnant en simplicité, le mouvement possède moins de roues, ce qui le rend également plus abordable.
C’est d’ailleurs un nouveau mouvement qui voit ainsi le jour : le calibre UN-230.
Il intègre la boîte du modèle Vision, également plus simple à réaliser car dépourvue de cornes.

On note, outre les traditionnelles variations or ou titane, l’apparition d’un modèle en carbonium - un matériau issu de chutes de fuselages d’avion mixant carbone et titane.
Ulysse Nardin est la première manufacture à en faire usage en horlogerie.

Cette Freak X, bien que financièrement plus accessible que ses aînées, n’en est pour autant pas dénaturée et encore moins une Freak 'low cost' : elle préserve son esthétique sans cadran, sans aiguille et son mouvement tourbillon carrousel - une pièce étonnante et détonante.

Mon avis :

A partir 21.000 €, la nouvelle Freak X est particulièrement agressive.

Marque de niche, hautement technique, Ulysse Nardin affiche sa volonté d’adresser un panel plus vaste de collectionneurs que ceux qui, jusqu’à présent, devaient mettre près de 50.000 € pour atteindre le premier modèle de Freak - la Vision.

La pièce n’en est pour autant pas dénaturée.
Elle n’est pas une Freak low cost.

Elle préserve son esthétique sans cadran, sans aiguille et son mouvement tourbillon carrousel, dont on note toutefois que la réserve de marche est tombée de 10 à 3 jours.

Etonnante, détonante, cette Freak s’offre - enfin - au prix de certaines Rolex mais avec une proposition technique et esthétique radicale, réservée à ceux qui commencent à regarder hors des sentiers battus.

Caractéristiques techniques et Prix de vente :
Ulysse Nardin Freak X
- Boîte Titane / Titane PVD bleu, Titane DLC noir, Or rose 5N / Titane DLC noir, Carbonium avec finition matte / Titane DLC noir
- Diamètre = 43mm
- Glace saphir
- Fond saphir
- Etanchéité = 50m
- Fonctions = heures, minutes
- Mouvement = Calibre UN-230 - remontage automatique - 72h de réserve de marche - 21.600 alt./h
- Bracelet veau ou alligator selon modèle
- Boucle déployante
- Prix de vente =
     > Freak X Titane bleu = 21.000 €
     > Freak X Titane noir = 21.000 €
     > Freak X Or rose = 30.000 €
     > Freak X Carbonium = 24.000 €