Tudor Black Bay Ceramic One : une Black Bay full black unique pour Only Watch 2019

Par Pierre Gisclard, le 8 octobre 2019
A l’occasion de la prochaine édition de la vente caritative Only Watch, Tudor dévoile un exemplaire unique de la Black Bay habillé d’un boîtier céramique et d’un cadran noirs et d’un fond transparent. Partager cette Actualité

Diaporama = 6 photos Live

2019 marque la 8ème édition d’Only Watch, cette prestigieuse biennale vente caritative qui se tiendra le 9 novembre prochain, à Genève, sous le marteau de Christie's.
Ce sont une nouvelle fois quelques-uns des plus grands noms de l’horlogerie mondiale qui s’y retrouvent en faisant don d’une montre produite à un exemplaire unique, le produit de la vente venant financer la recherche sur la maladie de Duchenne - plus d’explications en fin d’article.

Fidèle participante à Only Watch, Tudor, marque sœur de Rolex qui répond cette année encore aux abonnés absents (explorez les collections Rolex 2019), a conçu pour l’occasion une montre inédite à son catalogue.
La marque au bouclier a en effet choisi pour l’occasion de décliner son best-seller, la Black Bay, en une version full black.

Proposée jusqu’à présent en acier, acier traité PVD noir ou encore en bronze, c’est pour Only Watch 2019 une Black Bay dotée d’un boîtier en céramique noir mate que Tudor propose - le fond de cette montre automatique destinée à l’origine à la plongée étant réalisé en acier avec traitement PVD noir.

Proposée jusqu’à présent en acier, acier traité PVD noir et en bronze, c’est pour Only Watch 2019 une Black Bay dotée d’un boîtier en céramique noir mate que Tudor propose - le fond de cette montre automatique étant réalisé en acier avec traitement PVD noir.

La lunette tournante, accessoire indispensable de toute montre de plongée digne de ce nom, est quant elle réalisée en titane traité PVD noir et coiffée d’un insert en céramique noire brossée.

Cette tonalité est également de mise côté visage puisque Tudor pare la Black Bay Ceramic Only Watch 2019 d’un cadran noir bombé à la texture grainée que viennent parcourir des index en appliques noircis emplis d’un Super-LumiNova noir à émission verte - les aiguilles Snowflake bénéficiant du même traitement et étant porteuses de la même matière luminescente que les index.

Habillée d’un inédit bracelet en caoutchouc noir recouvert d’alligator noir, la Black Bay Ceramic Only Watch 2019 innove également côté verso en étant équipée d’un fond transparent - une rareté chez la marque au bouclier puisque seule la Tudor North Flag lancée il y a trois ans dévoile sa mécanique derrière un verre saphir.

Côté moteur en revanche, point de nouveauté - à part une masse oscillante noircie - puisque cette pièce unique est motorisée par le calibre Tudor MT5602 délivrant une réserve de marche de 70 heures et bénéficiant de la certification chronomètre délivrée par le COSC.

Mon avis :

Les montres full black ne sont pas à proprement parler une denrée rare sur le marché même si elles ne sont pas pour autant légion.
J’en déduis, peut-être à tort, qu’elles ont un public - dont je ne fais pas partie mais chacun ses goûts.
Le travail réalisé par certains customisateurs de montres de luxe en général et de Rolex Daytona en particulier tend à confirmer mon propos.
Les amateurs penseront à des intervenants tels que Label Noir, Project X Design ou encore Bamford Watch Department, cette dernière ayant ces derniers temps abandonné Rolex pour mettre son expertise en matière de tuning horloger au profit de maisons prestigieuses telles que Zenith ou encore TAG Heuer.

Tudor serait-elle en train de nous proposer un nouveau teaser avec cette Black Bay Ceramic qui augurerait d’une version céramique grand public pour Baselworld 2020 ? La question n’est pas dénuée de sens, la Black Bay étant devenue le véritable pilier - pour ne pas dire l’organe vital - du catalogue Tudor. Une affaire à suivre sur The Watch Observer.

Tudor choisit de s’inscrire dans cette mouvance en proposant une montre intégralement noire avec cette Black Bay Ceramic Only Watch 2019.

Que vous soyez ou non sous le charme, cette Tudor impressionne par son côté ténébreux et sa puissance mais également, contre toute attente, par son étonnante lisibilité malgré ses tonalités sombres.

Un seul regret malgré tout : ce fond saphir qui ouvre sur un mouvement qui visuellement présente un intérêt limité et qui aurait mérité d’être mieux travaillé.

La question que l’on est en droit de se poser concerne maintenant l’avenir.

Vous vous souvenez probablement de l’Heritage Black Bay One - ce très bel exemplaire unique vendu lors de la 6ème édition d’Only Watch (2015) qui avait donné naissance dans la foulée à la production en série de la Tudor Heritage Black Bay Black.

Tudor serait-elle en train de nous proposer un nouveau teaser avec cette Black Bay Ceramic Only Watch 2019 qui augurerait d’une version céramique grand public ?
La question n’est pas dénuée de sens, la Black Bay étant devenue le véritable pilier - pour ne pas dire l’organe vital - du catalogue Tudor qui se doit, pour poursuivre sa croissance, de proposer chaque année de nouveaux modèles.

Baselworld 2020 pourrait ainsi être l’occasion de découvrir de nouvelles Black Bay et Black Bay Chrono habillées de céramique…

Une affaire à suivre sur The Watch Observer.
Alors stay tuned !

Caractéristiques techniques et Mise à Prix :
Tudor Black Bay Ceramic Only Watch 2019
- Réf. : M7921/001CN - Exemplaire unique
- Boîtier en céramique noire matte de 41mm (Ø)
- Lunette tournante unidirectionnelle en titane traité PVD noir - insert en céramique noir matte brossée
- Fond en acier traité PVD noir avec glace saphir
- Verre saphir bombé traité antireflet double face
- Etanchéité = 200m
- Calibre Tudor MT5602, manufacture / Mouvement mécanique à remontage automatique certifié chronomètre par le COSC - 28.800 alt/h / 70h de réserve de marche / rotor traité PVD noir
- Bracelet en alligator noir et caoutchouc noir
- Boucle déployante en acier traité PVD noir
- Mise à Prix = entre 4 et 5.000 €

 

A propos d’Only Watch

Placée sous le Haut Patronage de S.A.S. le Prince Albert II, la vente caritative Only Watch a pour vocation d'aider financièrement la recherche sur la myopathie de Duchenne.
Ainsi, les sept éditions précédentes ont permis de lever la bagatelle de 40 millions de Francs suisses dont 99% sont allés directement au financement de la recherche.

Deux objectifs ont aujourd’hui été atteints grâce à l’action d’Only Watch et aux soutiens des participants et partenaires :
- rassembler et de faire travailler ensemble un grand réseau d’experts sur la maladie de Duchenne, cette maladie génétique des muscles parmi les plus graves pour laquelle il n’existe toujours pas de traitement ;
- se doter des moyens opérationnels pour développer une nouvelle classe de médicaments pour cette maladie. Ces travaux, initiés il y a une dizaine d’années, portent enfin leurs fruits.
Les résultats des tests réalisés par SQY et SYNTHENA - deux biotechs créées par Only Watch - sont spectaculaires tant en matière d’efficacité que de tolérabilité, deux critères indispensables au déclenchement d’un premier essai clinique chez les garçons malades.

Alors de quoi s’agit-il ?
En deux mots et pour faire simple, il s’agit d’un médicament administré par voie intraveineuse capable de pénétrer dans tous les muscles, le cœur et bien d’autres tissus. Une fois dans les cellules, le principe actif - une molécule apparentée à un petit bout d’ADN - est capable de s’accrocher au message du gène muté et de le réparer au fur et à mesure qu’il est sollicité.

Pour être plus précis, le médicament est une molécule constituée d’une quinzaine de bases artificielles (les tricyclo-DNA), conçue pour s’hybrider avec l’ARN messager naissant et perturber sa maturation afin d’en exclure certaines parties le rendant incompatible avec la production d’une protéine fonctionnelle - c’est ce qu’on appelle du « saut d’exon ».

Aujourd’hui, un premier composé tricyclo-DNA pour le saut de l’exon 51 du gène de la dystrophine a été finalisé et se prépare un projet d’essai clinique qui sera soumis très prochainement aux autorités réglementaires par SQY/SYNTHENA.
D’autres exons de la dystrophine sont à l’étude et suivront le même développement ainsi que des gènes impliqués dans d’autres pathologies en partenariat avec des associations de patients.