Girard-Perregaux Laureato Absolute Light : GP joue la transparence

Par The Watch Observer, le 28 janvier 2020
La conception de montres dotées de boîtiers en saphir requiert une expertise que peu de maisons maîtrisent. Girard-Perregaux dévoile aujourd’hui une Laureato issue du XIXème siècle. Découverte. Partager cette Actualité

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Les années 70 voient l'arrivée sur le marché d'un tout nouveau type de montres : la montre sport chic de luxe en acier.
C’est Audemars Piguet qui ouvre le bal en lançant sa Royal Oak en 1972.
Viennent ensuite Girard-Perregaux et sa Laureato en 1975 suivis de près par Patek Philippe et sa Nautilus (1976) et Rolex et son OysterQuartz en 1977 (explorez le catalogue Rolex 2020).

Girard-Perregaux revient aujourd’hui avec une toute nouvelle Laureato dont le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’a plus grand-chose à voir avec son aînée des seventies - un modèle baptisé Laureato Absolute Light.

Proposée en une série limitée à 88 exemplaires, Girard-Perregaux reprend bien entendu pour cette Laureato Absolute Light certains des traits identitaires de la lignée.
Elle se caractérise ainsi par un boîtier de forme tonneau surplombé d’une lunette octogonale et par la présence d’un bracelet intégré.

Si l’ADN de la Laureato demeure bien présent et reconnaissable sur cette Laureato Absolute Light, sa conception en saphir et son mouvement squeletté subliment ce modèle iconique, à la base très typée seventies, en le faisant entrer de plain-pied dans le XXIème siècle. Un modèle pour le moins impressionnant !

Mais la manufacture abandonne l’acier de la version d’origine pour opter pour un matériau High-Tech : le saphir.
Quelques rares maisons horlogères se sont risquées à la réalisation de montres dotées de boîtiers saphir tant l’exercice est compliqué.
On pense bien entendu en particulier à Richard Mille - spécialiste des matériaux innovants et des montres au superlatif - et à sa RM 56-02 Saphir dévoilée en 2014.

Le boîtier de la Girard-Perregaux Laureato Absolute Light affiche un diamètre de 44mm pour une épaisseur de 11,56mm.
La transparence de la boîte fait écho à celle d’un cadran squeletté, boîte, platine et fond de la montre étant vissés ensemble.

Cette montre automatique est par ailleurs motorisée par le calibre GP01800-1143, un mouvement squeletté dispensant une réserve de marche de 54 heures équipé d’un rotor ajouré offrant une vue optimale sur les différents organes de la montre.
Vous profiterez en particulier de la vue sur le spiral et sur le barillet du mouvement.

Girard-Perregaux habille pour finir sa Laureato Absolute Light d’un bracelet en caoutchouc noir.

Mon avis :

L’idée de Girard-Perregaux de positionner cette Laureato Absolute Light aux antipodes de la Laureato de 1975 est lumineuse - sans mauvais jeu de mots.

L’acier laisse ainsi place au saphir, le mouvement à quartz du modèle original étant remplacé par un mouvement mécanique de haute volée qui se laisse admirer sous toutes les coutures.

Il convient de rappeler que Girard-Perregaux n’en est pas à son coup d’essai en matière de mouvements squelettés, la manufacture nous ayant par exemple livré en 2016 la superbe 1966 Skeleton.
Les boîtes saphir ne sont pas nouvelles non plus à son catalogue - je pense à la Quasar dévoilée l’année dernière.

Si l’ADN de la Laureato demeure bien présent et reconnaissable sur cette Laureato Absolute Light, sa conception en saphir et son mouvement squeletté subliment ce modèle iconique, à la base très typée seventies, en le faisant entrer de plain-pied dans le XXIème siècle.
Un modèle pour le moins impressionnant !

Sous réserve de confirmation par la maison, le prix de la Girard-Perregaux Laureato Absolute Light devrait s’établir aux alentours des 130.000 / 150.000 €.